Présentation du Collectif Fraternité

Le collectif Appel à la Fraternité s’est constitué spontanément en 1999 lors du lancement, par Jean-Louis Sanchez, du 1e « Appel à la Fraternité » autour de plusieurs personnalités fortement engagées dans la restauration de cette valeur républicaine oubliée : Jean-Paul DELEVOYE (Président de l’AMF), René LENOIR (Président de l’UNIOPPS), et Claude LISE (Président du conseil départemental de Martinique ).

L’Appel a notamment été adressé aux responsables politiques et associatifs, locaux et nationaux, afin que tous s’engagent à intégrer le développement de la fraternité dans l’ensemble de leurs actions. Cet appel a reçu entre 1999 et 2000 plus de 3000 signatures. Il a été suivi d’événements locaux et nationaux de promotion de la fraternité, comme les « villages de la fraternité ». 

En 2004, le Premier Ministre Jean-Pierre RAFFARIN et le Président de la République Jacques CHIRAC déclarent la Fraternité Grande-Cause nationale. A cette occasion, le collectif Appel à la Fraternité prend le statut d’une association loi de 1901. Le conseil d’administration est constitué de plusieurs signataires de l’Appel, dont les membres fondateurs, toujours très actifs. Le bureau de l’association est composé de Jean-Louis SANCHEZ, délégué général de l’Odas (président), Jean-Michel BLOCH-LAINE, président de l’UNIOPSS, Jacques D’ACREMONT, président des Petits Frères des Pauvres, Danièle DUMAS, présidente de l’Union nationale ADMR, René LENOIR, ancien ministre (vice-présidents), Patrick GOHET, délégué interministériel aux personnes handicapées (secrétaire général), et Brigitte DUFOUR, maire-adjoint du Havre (trésorière).

Dans les années qui suivent, l’association Collectif Appel à la Fraternité, ou pour faire plus court « le Collectif Fraternité » continue à organiser des colloques et séminaires de sensibilisation des responsables publics et privés ainsi que des événements grand public.

 

Ses principes

Que n’a-t-on entendu sur la fraternité? Confondue avec la charité, soupçonnée de religiosité, elle est souvent apparue comme ringarde et régressive, voire réactionnaire. Pourtant, elle a été introduite dans la devise républicaine en 1848 par des philosophes, comme Léon Bourgeois, hostiles au système assistanciel et farouches partisans d’une solidarité fondée sur des droits.

Une lecture républicaine

En effet, dès le XIXe siècle on savait déjà que les phénomènes sociaux ne se résument pas à des questions de droits. La déliquescence du lien social et des repères aggrave la vulnérabilité des familles, des enfants et des personnes âgées, autant que l’absence de ressources. C’est pourquoi les réponses sociales ne suffisent pas pour inscrire durablement l’individu dans son environnement. C’est toute l’action publique, l’action associative, l’action citoyenne qui doivent contribuer à gommer le sentiment de défiance généralisée au profit d’une vision partagée de l’utilité et de l’avenir du vivre-ensemble. L’époque est donc propice pour réinterroger notre modèle de solidarité et l’enrichir de fraternité. Mais à condition que la fraternité n’apparaisse pas comme une alternative à l’absence de moyens ou le fondement de discours moralisateurs. Elle doit être l’épine dorsale d’un nouveau projet de société, car s’il n’y a pas de politique sans éthique, il n’y a pas d’éthique sans politique.

Une démarche concrète

 

C’est cette conviction que nous portons depuis quinze ans lorsqu’en 1999, à la veille du changement de siècle et de millénaire, nous avons publié “l’Appel à la fraternité” avec le soutien d’une centaine de personnalités issues du monde politique et associatif, reflétant une très large diversité de sensibilités politiques. Depuis lors, diverses étapes ont jalonné ce combat, dont notamment l’animation de la Grande cause nationale consacrée à la fraternité en 2004 et la création des Ateliers du vivre ensemble en 2009. Mais depuis 2015, et l’accroissement des signes de désintégration de notre société, l’objectif doit être plus ambitieux : participer à un grand mouvement de mobilisation de la citoyenneté sur des objectifs concrets, comme le développement des journées citoyennes dans toute la France.

Son bureau

Aujourd’hui, le bureau du Collectif Fraternité est composé de :


• Jean-Louis SANCHEZ, délégué général de l’Odas (président)
• Anne BOULAIN (vice-présidente)
• Alice CASAGRANDE (vice-présidente)
• Jean-Baptiste DE FOUCAULD (vice-président)
• Pierre-Antoine LEGOUTIERE (secrétaire général)
• Ronald MAIRE (trésorier)

Ils nous soutiennent

Parmi les nombreuses personnalités qui ont soutenu le collectif, on peut citer notamment :

Abbé Pierre, Jacques BARROT, Ghaleb BENCHEICK, Patrick BRAOUEZEC, Aimé CESAIRE,  Jacques CHIRAC, Gérard LARCHER, Pierre MEHAIGNERIE, Marie-Anne MONTCHAMP, Claudine PADIEU, Jacques PELISSARD,  Anne-Marie RAFFARIN, Matthieu RICARD…

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